Pour le distributeur, le retour intervient après la vente : c'est une ligne de coût logistique, mesurée une fois la commande passée. Pour le client, la possibilité de retourner fait partie de la décision avant la vente : elle est évaluée au moment où il hésite.
Une politique de retour agit donc simultanément sur l'achat, sur le risque perçu, sur le choix, sur le retour éventuel, sur la satisfaction et sur la commande suivante. C'est ce déplacement temporel qui rendait l'arbitrage difficile à instruire à partir des seuls coûts observés.
Le risque identifié par la direction marketing était double : une conversion dégradée, avec des paniers abandonnés à l'approche du checkout, et une satisfaction dégradée, dans un secteur où la gratuité des retours est devenue un standard.