ENTREPRISE · NOTRE APPROCHE
Rendre possible le dialogue entre les décideurs et les humains que leurs décisions affectent.
Imagine All The People est née d'une conviction : toute décision qui affecte des humains devrait être précédée d'un dialogue réel avec ces humains. Puisque ce dialogue est impossible à l'échelle des décisions structurantes que nous accompagnons, nous le rendons possible à l'échelle synthétique.
LA CONVICTION FONDATRICE
Créer des humains de synthèse pour rendre possible le dialogue à l'échelle.
Les organisations que nous accompagnons décident en permanence pour des populations réelles (consommateurs, citoyens, patients, salariés, électeurs) sans toujours les avoir réellement écoutées : c'est trop cher, trop long, ou les échantillons classiques manquent la granularité nécessaire.
Cette absence de dialogue a un coût mesurable : des politiques publiques qui échouent sur des points de friction qu'aucune étude n'avait détectés, des campagnes qui provoquent des rejets qui auraient pu être anticipés, des réformes qui déclenchent des crises que le débat public n'avait pas prévues.
Imagine All The People est née de la volonté de résoudre cette absence de dialogue. Puisque le dialogue humain à cette échelle est impossible dans la vie réelle, nous le rendons possible à l'échelle synthétique. Nos humains de synthèse ne sont ni des personnes réelles ni des moyennes statistiques : ce sont des individus modélisés avec assez de finesse pour qu'un dialogue réel devienne possible, questions posées, réponses restituées, relances contextualisées.
Cette volonté n'est pas seulement méthodologique. Elle est fondamentalement éthique et politique. Elle repose sur la conviction que les décideurs qui affectent des populations devraient pouvoir parler à ces populations avant de trancher, plutôt que de subir les conséquences de ne pas les avoir écoutées. Elle repose sur la conviction que les meilleures décisions sont celles qui prennent en compte l'humain dans toute sa complexité, plutôt que de le réduire à des moyennes et des extrapolations. Elle repose sur la conviction que l'intelligence artificielle, correctement mobilisée, peut permettre de reconnecter la décision et l'humain : pas de les éloigner davantage.
LE PASSAGE DE LA CONVICTION À L'UTILITÉ
Ce que le dialogue synthétique permet concrètement pour les décideurs.
Notre conviction fondatrice se traduit par des usages concrets qui transforment la manière dont les décisions structurantes sont préparées, arbitrées, mises en œuvre. Cinq usages illustrent particulièrement cette transformation.
Anticiper plutôt que subir. Une décision préparée en dialogue avec les humains qu'elle va affecter peut anticiper les rejets, les résistances, les incompréhensions. Un plan de transformation industrielle testé en amont sur les populations concernées identifie les points de friction avant qu'ils ne deviennent des crises. Une politique publique éclairée par un dialogue synthétique préalable évite les échecs qui auraient été détectables par un dialogue humain, s'il avait été possible.
Écouter la diversité plutôt que les moyennes. Les humains de synthèse ne se réduisent pas à des typologies moyennes. Ils portent des motivations propres, des contradictions internes, des trajectoires personnelles, des ambivalences qui échappent aux catégorisations statistiques classiques. Cette granularité change la nature du matériau décisionnel : les décideurs disposent d'un accès à la diversité réelle des populations concernées, pas à leur agrégation simplifiée.
Décider avec la rigueur de la sociologie et la sophistication de l'IA. Nos populations de synthèse combinent la rigueur méthodologique de la sociologie quantitative (calibration sur données publiques, mesures de variance sur benchmarks, contestabilité des résultats) et la sophistication technique des modèles de langage (conduite d'entretiens dynamiques, restitution des motivations dans leur langue réelle, relances contextualisées). Cette combinaison installe une nouvelle catégorie méthodologique, le dialogue synthétique, qui n'existe dans aucune tradition antérieure prise isolément.
Tracer chaque conclusion jusqu'à son origine. Chaque insight que nous restituons remonte aux entretiens individuels qui l'ont produit. Chaque projection est adossée aux chemins de raisonnement qui l'ont construite. Chaque scénario dominant est explicable dans les termes réels des humains de synthèse concernés. Cette traçabilité intégrale transforme les résultats en matériau contestable par des tiers indépendants : ce qui est structurellement rassurant pour les directions juridiques, les comités éthiques, les autorités de tutelle sectorielles.
Reconnecter la décision et l'humain. Au-delà des usages tactiques, notre système restaure une relation entre les décideurs et les populations qu'ils affectent. Cette restauration n'est pas décorative : elle est structurellement démocratique. Elle rend possible ce que l'accélération des enjeux, la complexification des sociétés et la fragmentation des populations avaient progressivement rendu impossible : un dialogue véritable entre celui qui décide et celui qui subit ou bénéficie de la décision.
LES TROIS PILIERS DE NOTRE POSITIONNEMENT INSTITUTIONNEL
Responsabilité éthique, exigence scientifique, ancrage européen.
Notre conviction fondatrice se prolonge par trois piliers institutionnels qui structurent notre positionnement dans l'écosystème de l'intelligence artificielle appliquée. L'ordre de ces trois piliers n'est pas neutre : l'humain d'abord, la rigueur ensuite, le territoire enfin.
Une responsabilité éthique assumée. Parce que nous créons des humains de synthèse qui influencent des décisions engageantes, notre responsabilité éthique n'est pas décorative : elle est constitutive de notre discipline. Nous refusons les usages discriminants qui produiraient des dommages sociaux évitables. Nous refusons l'opacité algorithmique qui empêcherait la contestation démocratique. Nous refusons les systèmes qui remplaceraient le jugement humain plutôt que de l'éclairer. Notre gouvernance éthique est documentée publiquement dans la rubrique Sécurité et prend forme dans des mécanismes concrets : traçabilité intégrale, contestabilité par des tiers indépendants, positionnement face à l'AI Act européen, dialogue permanent avec les instances qui structurent la responsabilité de l'IA en Europe.
Une exigence scientifique revendicative. Nous refusons la posture des acteurs qui construisent leur crédibilité sur l'opacité méthodologique. Notre discipline est publiée dans les archives scientifiques ouvertes (ArXiv), dans les grandes revues du domaine (Frontiers in Artificial Intelligence), en dialogue avec des équipes académiques de premier plan (EPFL, Sorbonne Université, Université de Bologne, Université Côte d'Azur). Nos benchmarks sont chiffrés, nos protocoles de calibration sont documentés, nos limites sont assumées publiquement. Cette exigence scientifique n'est pas seulement méthodologique : elle est fondamentalement politique. Elle installe une posture radicalement différente de celle des plateformes qui refusent de documenter leurs méthodes et prétendent à une opacité protectrice.
Un ancrage européen structurant. Imagine All The People est une entreprise française et européenne : capital et gouvernance français, infrastructure hébergée en France, absence de dépendance à des acteurs extra-européens sur les traitements critiques, souveraineté juridique face aux extraterritorialités américaines et chinoises. Cet ancrage n'est pas un argument marketing : il est structurel. Il installe Imagine All The People dans le mouvement européen de reconquête de la souveraineté numérique face aux plateformes SaaS américaines et asiatiques qui dominent aujourd'hui l'intelligence artificielle appliquée. Il fait de notre entreprise un instrument d'autonomie stratégique européenne dans un domaine que l'Europe ne peut pas se permettre d'abandonner.
DÉMARCATION PAR LA NÉGATION
Quatre catégories dominantes dont nous nous distinguons délibérément.
Notre positionnement institutionnel se lit également par ce que nous refusons de devenir. Quatre catégories dominantes de l'intelligence artificielle appliquée illustrent nos démarcations délibérées.
Nous ne sommes pas une plateforme SaaS de social listening. Les plateformes SaaS américaines de social listening exploitent les traces numériques laissées par les internautes sur les réseaux sociaux pour produire des restitutions consommateurs. Cette exploitation pose trois problèmes structurels : biais de représentativité (seuls certains segments s'expriment sur les réseaux), extraterritorialité juridique (hébergement américain, données stratégiques accessibles au Cloud Act), opacité méthodologique (algorithmes propriétaires non publiés). Nous construisons une alternative structurellement différente : populations synthétiques calibrées sur données publiques et propriétaires, infrastructure française souveraine, méthodologie publiée dans les archives scientifiques ouvertes.
Nous ne sommes pas un cabinet d'études classique. Les cabinets d'études classiques mobilisent des panels externes, des questionnaires standardisés, des restitutions synthétiques. Cette méthodologie a démontré sa valeur pendant des décennies mais ne peut pas suivre le rythme des décisions structurantes actuelles ni la granularité des populations concernées par ces décisions. Nous complétons plutôt que remplaçons cette méthodologie : les cabinets d'études classiques restent essentiels sur les études structurantes stratégiques, notre système adresse les cas où leur méthodologie atteint ses limites (délais courts, granularité fine, comparaisons continues, itérations rapides).
Nous ne sommes pas un modèle de langage généraliste. Les modèles de langage généralistes (GPT, Claude, Gemini et leurs équivalents) peuvent produire des restitutions plausibles sur à peu près n'importe quel sujet, mais sans calibration sur des populations réelles, sans traçabilité des raisonnements, sans mesure de variance sur benchmarks vérifiables. Ces modèles restent des outils précieux dans notre chaîne technique, nous les mobilisons pour la conduite des entretiens qualitatifs, mais ils ne constituent pas à eux seuls une méthodologie décisionnelle rigoureuse. Notre différenciation repose précisément sur la combinaison de ces modèles avec un socle mathématique de génération sous contraintes qui garantit la représentativité de nos populations synthétiques.
Nous ne sommes pas un outil de manipulation ou de désinformation. Notre système n'a pas vocation à produire des contenus destinés à influencer des populations réelles à leur insu : communications trompeuses, campagnes de désinformation, manipulations comportementales. Nos populations synthétiques sont un instrument d'écoute pour les décideurs, pas un instrument d'influence sur les populations réelles. Cette distinction est structurellement importante et documentée dans nos protocoles de gouvernance éthique : les usages détectés comme manipulateurs sont refusés contractuellement, sans exception.
OÙ NOUS VOULONS EMMENER IMAGINE ALL THE PEOPLE
Notre ambition institutionnelle pour les prochaines années.
Notre ambition institutionnelle dépasse la construction d'une entreprise commercialement performante. Nous portons une ambition plus structurante : installer les populations d'humains de synthèse comme catégorie méthodologique légitime dans l'écosystème décisionnel européen, en dialogue avec les acteurs qui structurent la responsabilité de l'intelligence artificielle.
Structurer une discipline scientifique émergente. Les populations synthétiques constituent une discipline scientifique en cours de structuration. Notre coédition du Research Topic Synthetic Populations dans Frontiers in Artificial Intelligence, nos publications ArXiv, nos collaborations académiques avec l'EPFL, Sorbonne Université, l'Université de Bologne et l'Université Côte d'Azur contribuent à cette structuration. Notre ambition est d'installer cette discipline comme un champ scientifique reconnu dans la décennie qui vient : avec ses conférences, ses revues, ses formations doctorales, ses standards méthodologiques partagés.
Contribuer à la souveraineté numérique européenne. L'intelligence artificielle est devenue un enjeu de souveraineté stratégique majeur pour l'Europe. L'Europe ne peut pas se permettre de laisser cette technologie critique aux plateformes SaaS américaines et asiatiques qui dominent aujourd'hui. Notre ambition est de contribuer à l'écosystème européen d'intelligence artificielle souveraine : en collaboration avec les autres acteurs européens du domaine, dans le cadre des initiatives structurantes (Gaia-X, SecNumCloud, projets Horizon Europe, initiatives France 2030). Notre engagement français et européen est structurel : pas opportuniste.
Approfondir notre responsabilité éthique dans un domaine sensible. Les enjeux éthiques de notre discipline sont considérables : représentation démocratique des populations synthétiques, contestabilité des décisions engageantes qu'elles éclairent, prévention des usages discriminants ou manipulateurs, dialogue avec les instances de régulation. Notre ambition est d'approfondir notre responsabilité éthique dans les prochaines années : formalisation de notre comité éthique, engagement dans les instances européennes de régulation de l'IA, publication de nos protocoles de gouvernance, dialogue permanent avec les autorités de tutelle sectorielles.
Rendre accessible ce qui devrait l'être structurellement. Notre ambition commerciale doit rester cohérente avec notre conviction fondatrice. Nous voulons rendre nos populations d'humains de synthèse accessibles non seulement aux grands groupes cotés et aux grandes administrations qui peuvent structurellement se les offrir, mais également à des acteurs plus modestes qui ont un besoin structurel de dialogue avec les populations qu'ils affectent : collectivités territoriales, PME innovantes, associations, chercheurs indépendants, journalistes d'investigation. Cette accessibilité progressive est une ambition structurante des prochaines années : nous ne voulons pas construire un outil réservé aux acteurs les plus puissants.
Découvrez les autres pages institutionnelles.
Notre approche installe la conviction fondatrice d'Imagine All The People. Notre histoire raconte les étapes de construction de l'entreprise. L'équipe présente les personnes qui portent notre démarche. Engagements documente les engagements structurants que nous prenons publiquement. Pour toute question institutionnelle, journalistique ou partenariale, notre équipe est disponible.
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