Le dispositif technique était solide : parcours numérique optimisé, simulateur de droits intégré, dispositif de pré-remplissage, système de notification proactive. L'ambition politique était double : améliorer l'efficience administrative et réduire structurellement le non-recours par la facilitation du parcours.
Une plateforme évite un déplacement, accélère une demande, rend le service disponible à toute heure. Elle ajoute aussi d'autres exigences : équipement, connexion, identifiants, documents numérisés, lecture, navigation, capacité à résoudre une erreur. Le problème n'est donc pas numérique contre physique. Il est : quelles frictions disparaissent, et quelles nouvelles frictions apparaissent.
Plusieurs études nationales documentaient le paradoxe des plateformes numériques d'accès aux droits : elles amélioraient le taux de recours global mais dégradaient l'accès des publics les plus fragiles, creusant l'écart de recours entre publics. La direction générale n'a pas voulu reproduire ce schéma et a mobilisé notre système pour tester 5 configurations de déploiement.