Les données d'exploitation sont sans ambiguïté : la fréquentation des automates ruraux recule de 4,2 % par trimestre, les paiements électroniques progressent, la gestion bancaire à distance s'installe. Chaque machine coûte en moyenne 38 000 euros de maintenance par an.
Ces données mesurent un usage. Elles ne mesurent pas ce que le point représente : une possibilité de retrait occasionnelle, une solution de secours, une autonomie, un service pour les commerces, un signal de maintien des services dans le territoire.
La question posée au comité de direction n'était donc pas combien de fois l'automate est utilisé, mais ce que change sa disparition — et comment cette disparition sera racontée. Deux précédents sectoriels avaient conduit un réseau à restaurer la moitié des automates supprimés, et un autre à déclencher une lecture d'abandon condescendant relayée jusqu'au niveau national.